____Lully.
Onze ans se sont écoulés depuis le jour où je suis arrivée ici. Aujourd'hui, j'ai seize ans & je pense que personne ne m'aime ni même moi, aucune raison dans la vie apart la soif de connaissance. L'amour, il ne signifie rien & ça, c'est pour toujours. Que je sache. Ma mère est morte, quand à mon ivrogne de père, il pourrit en prison. En cet instant, je fixe cette petite fleur blanche, le printemps est là, grand ouvert, les bourgeons fleurissent & l'herbe est bien verte, avec un contraste très beaux avec les fleurs éparpillées dans la verdure... Je baisse mon regard pour regarder mon croquis. Oui, la fleur était plutôt bien déssinée. J'ai passée toute la pause à la faire, deux heures entière. Tous les détails avaient été refait sur la feuille, même les brins d'herbes à côté. Je passai ma main dans mes cheveux que la sonnerie retentit. Je ferme mon carnet, le mets dans mon sac qui était juste à côté de moi. Je me leve & marche rapidement vers mon rang. Je m'y range près de mes camarades de classe, pour moi, ils n'étaient que des gens capable de m'ennuyer... La plupart me disaient que je suis étrange ou plutôt "bizzare". Je suis trop calme, trop posée, trop réfléchie, sans vie & tout. J'ai un teint plutôt pâle, des cheveux noirs que, quand j'ai le temps & l'argent, je colore en un blond doré. Je soupire calmement & je marche près des gens qui m'entoure, le professeur vient d'arriver & nous demande de le suivre jusqu'en classe. Je me tue à dire aux professeur qu'on pourrait tout simplement aller dans le couloir & se ranger près de la porte au lieu de le suivre bêtement en troupeau. Peu importe, ils font ce qu'ils veulent, si ils nous en croyent incapable. Je rentre, je m'assois sur une chaise à un banc & j'attends. Personne ne s'assoit à la place juste à côté de moi, comme toujours. Je lâche un petit soupire alors que le cours commence.
Je notais tout, oui, j'étais du genre à noter tout ce qu'on dit. Depuis le temps, j'ai appris à lire, écrire en même temps que tout le monde heureusement, malgré que mon physique a encore une ou deux cicatrices, ma psychologie aussi je vais dire, mais au lieu de m'en plaindre, j'y fais pas attention. Je m'occupe, un point c'est tout. Ici, tout le monde est orphelin. C'est une petite école pour les enfants de l'orphelinat qui en réalité, est un sorte d'internat tout court.
Les cours se finissent & je me dépêche d'aller à ma chambre. Une chambre que je partage avec une fille très lunatique, elle est nouvelle. Je ne la connais pas bien. Puis, elle sera sûrement comme les autres, indifférent. Ici, c'est comme partout, il y a des populaires, d'autres avec un chouette style qui sont connu pour cela & tout... Moi, je fairais peut-être plutôt partie des intellos ou encore des paumés comme disent certains. J'ouvre la porte de la chambre, je me dirige directement vers mon lit où je m'affale, je me couche sur le dos, les yeux ouverts, je regardais le plafond, sans un mot, m'attardant à certaines taches. La porte se rouvrit, la jeune fille revenait, je levait ma tête & la vit mettre son sac à son bureau & directement s'assoir sur son lit pour lire une nouvelle fois son livre préferé... Un livre à la couverture noir avec comme dessin, une simple rose un peu déchiquetée... Je n'y avais jamais vraiment fait attention. Ce livre ne comportait même pas de titre ! Tout de même, c'est intriguant... Je haussa des épaules & me mit à mon bureau. Chacune avait un bureau à elle, le bureau de Angie était plutôt bordélique, le mien était rangé, des cahiers d'un côté, des crayons, stylos de l'autre. On pourrait dire que je suis maniaque, ou simplement que j'aime le rangement. Je me mit à mes devoirs sans trop tarder.
***
La semaine coula, je me reposais calmement, alors que la visite se produisait, la plupart allaient au salon, pour se faire adopter. Moi, j'en avais rien à faire. Etre ici ou autre part, il ne me faut pas plus d'attention. Je veux juste du silence, assé de place & un espace plutôt rangé pour ne pas me gêner. Je lisais un livre, " Ella, l'ensorcelée " malgré que le livre me plaisait pas trop, je devais le lire pour les cours. Mais j'étais déjà au bout, ayant commencé hier, la lecture passe vite. Je lit peut-être trop vite, à force, je dévore les mots au lieu de les lire à mon aise. Non, de toute façon, ça revient au même, je lis vite, un point c'est tout. J'ai fermé mon livre, je me suis levée & je suis descendue au salon. Lorsque je descendais des escaliers, je voyais certains enfants passés revenir dans leur chambres. Même le week end, on avait des horaires à respectés. Plus on était âgé, plus on avait le droit de se coucher tard. Bien sûr, les points étaient aussi pour quelque chose là dedans, plus on a de beaux points, plus on peut se coucher tard & tout. J'en profite beaucoup le week end en générale, mais je n'ai plus grand chose à faire, aucun livre ne m'interesse à la bibliothèque ni rien. Je me suis assise sur un canapé alors qu'un jeune couple est entré, ils regardaient autours d'eux d'un air interessé. Je les ignore, j'ai toujours ignoré tous le monde en même temps... J'ai lâché un soupire. En fin de compte, j'ai vus beaucoup de gens défiler avant de me décider à aller dormir. Mais le soir venus, quelqu'un entra dans notre chambre à moi & Angie, j'ai ouvert timidement les yeux & l'éducateur est venu me réveiller.
- Lully Brook, tu pars. On t'a adopté ce soir, alors fais vite tes valises, tu pars tout de suite.
J'ai fais de grands yeux, incapable de dire la moindre chose, je me suis levé en protestant, l'éducateur avait pour une fois des mots pour me contre dire & pendant ce temps, je faisait ma valise, d'un ton morne. Je m'habilla, mis mon pyjama dans ma valise, je pris mes cahiers, les mis bien en évidence & je sortis de la chambre, regardant encore la pièce. Je voyait Angie me jeter un regard sympathique & envieuse & je souris un peu, juste de quoi dire un au revoir à ma colocataire. Je descendis les escaliers, valises en main avec l'éducateur qui avait quelques pas d'avances. J'arriva au hall d'accueil où je vis un homme, vêtu d'une longue veste noir, il avait un air sérieux & le teint très pâle, d'un pâle anormal...
***
Je regardais l'homme devant moi, j'étais un peu pétrifié. J'avais presque l'impression de voir une statue de craie, taillé très minutieusement & encore peut-être humide aux yeux pour faire croire qu'il était réel. À ce moment là, tout semblait bizzare en moi. J'avais peut-être enfin quelque chose à faire. Tout restait à voir. En tout cas, cet homme ne m'avait pas l'air normal. Il me fit un signe de tête, vers moi, pour dire bonjour avant qu'il ne parle.
- Bonsoir...
Sa voix avait un ton très masculin, grave mais pourtant douce... Étonnament douce. Je regardis autours de moi, tournant la tête vers mon éducateur.
- Voici ton nouveau père.
Je reposa alors mon regard sur l'homme, qui n'avait pas bougé depuis qu'il avait parlé. Il me fixait gentillement, l'air de rien. Discrètement, je posa mes valises au sol, mettant mes mains derrière mon dos. J'en étais sûr, persuadée... Je rêvais. N'est-ce pas ? Je me pinça la main, je sentis une douleur envahir le point que je pinçais & je m'éfforçais à ne pas bouger. Non, c'était réel... À ce moment là, un sourire un peu gêné s'afficha sur mes lèvres, enfin, plutôt parce que j'avais honte de m'être pincé la main pour voir si j'étais réellement éveillé & non parce que je voyais quelqu'un d'effroyablement beau devant moi. Ou non, ce serait tout de même les deux. Éberluée comme jamais, je m'éfforcais à trouver quelque chose à dire...
- Euh... Bonjour...
Je regardais l'homme devant moi, mon père adoptif, qui aurait cru ? Je réfléchit si je devrais dire papa ou non, puis je me rendit compte que c'était tellement idiot. Mon comportement était indescriptible. Je me disais de ma calmer, mon coeur battait à la chamade d'excitation & je semblait indifférente, lorsqu'on me regardait ou peut-être pouvait-on voir que je réfléchissais ainsi. Je passa brièvement ma main dans mes cheveux & m'avança d'un pas, prennant mes valises en main. Un minuscule sourire s'afficha sur les lèvres de la sculpture humaine & vivante qui recula d'un pas.
- Suis-moi...
& de ce pas, je l'ai suivit. Marchant derrière lui, comme un chien l'aurait fait, je me pinçais les lèvres puis, il s'arrêta, je fis de même. Je voyais devant lui une grande voiture noire bien propre. Une voiture de milliardaire me suis-je dis... L'homme me pris délicatement mes valises des mains, je le regardais faire, sans broncher. Il 'ouvra la porte passagère & m'invita à m'assoir d'un signe de main. Je me suis installée, il ferma la porte & une seconde plus tard, la porte s'ouvrait de l'autre côté de la voiture, l'homme prennent la place au volant. Je me taisais, attendant une quelconque réaction, le début d'une conversation. En temps générale, je ne discutais pas, ou jamais plutôt. & là, j'en avais envie. Tant de questions se bousculaient dans ma tête, même qu'il y en avait de trop pour que j'en pose une. Le silence me sembla pesant, alors que la voiture roulait rapidement, j'y percevait rarement les voitures qu'on déviait. Mon père adoptif, comme auraient dit d'autres, était très attentif à la route. Moi, soit je le regardais, soit j'ésseyais de voir toutes ces choses autours de moi passant rapidement hors de ma vue. Je ne savait pas à combien de km à l'heure ont pouvait faire ici, mais il me semblait qu'il roulait très vite, même de trop je pense. Je lâcha un petit soupire, attendant toujours une petite part d'affection de sa part. & comme par magie...
- Je m'appelle Darius. & toi Lully, c'est bien ça ?
J'avais tourné ma tête pour le regarder, lui tourner sa tête un instant vers moi puis de nouveau sur la route.
- Oui... C'est ça.
Je me détendis un peu, sûrement, car je laissait m'enfoncer agréablement dans le siège en cuir qui était réchauffé par la chaleur de mon corps. Je laissa le silence revenir, à moins que Darius ne se remette à parler. Il y avait beaucoup de choses que je ne savait pas, lui, il semblait encore plus étrange que moi. Je me tassais dans le siège fixant un point imaginaire ésseyant de ne pas trop réfléchir, de ne pas trop poser de questions.
- Tu aimes les grands espaces ?
Je tourna la tête vers Darius, sortant de mes petites rêveries & hocha doucement de la tête.
- Euh oui... J'aime bien.
La voiture s'arrêta soudainement & je vit une grande maison, je dirais plutôt un château. Au rez-de-chaussée on aurait dit que toutes les lumières étaient allumées. Je m'imaginais encore l'interieur, les décorations des pièces & tout... Ce petit château aurait sûrement des couloirs en labyrinthe je m'y retrouverai sûrement pas, en tout cas, pas au début. Darius sortit de la voiture arrivant très rapidement à ma porte qu'il ouvrit. Il me tendis la main, je la pris & à ma grande surprise, celle-ci était froide, presque glaciale. Je sortis lentement, encore un peu sous le choc de cette découverte. Il lâcha ma main & ferma la porte une fois que je fus sortie. Je fixais le haut du château alors que Darius prit mes valises. Il s'avança doucement. Il ouvra la porte, rentra & posa mes valises dans le hall. Très lentement je m'avança, dans la pénombre. Les lumières de la maison éclairait les marches d'escaliers devant la grande porte brun foncé. Je rentra alors à l'interieur, regardant autours de moi... La pièce était grande, immense. Le sol d'un marbre blanc parfait... Darius ferma la porte derrière moi & repris mes valises qu'il avait déposé pour ouvrir & fermer la porte. Tout de suite après, nous montâmes les escaliers. Ceux-ci grinçaient un peu, mais ils étaient d'une beauté incomparable, comme dans le château d'un pricne ou autre. Il y avait un énorme tapis rouge un peu foncé sur le sol, collé aux marches. Sa me perturbait d'un côté, jamais je n'avais cru aux histoires enfantiles que je lisais à la bibliothèque toute la journée quand j'étais un peu plus petite. Darius s'arrêta devant une porte, l'ouvrit & entra. Il déposa les valises au milieu de la grande pièce spacieuse, il alluma la lumière & me regardit. Il cherchait peut-être une réaction de ma part. J'étais ahurie.
- Je te souhaite la bienvenue dans ton nouveau Chez Toi.
J'hocha timidement de la tête. Regardant autours de moi. Il y avait un grand lit très spacieux, les draps noirs, avec des oreillers rouge. La pièce était blanche avec quelques roses sur le papier-peint. Il y avait dans un coin un bureau en bois, avec des tiroirs vides, à côté, une immense armoire qui toucherait presque le plafond avec des ceintres, des places aussi pour mes sous-vêtements, un ou deux tiroirs... Il y avait alors dans un autre coin, une glace posée joliement sur une table de marbre où faire mes coiffures avec un ou deux tiroirs pour des bijoux, brosses & autres. Après avoir vus la chambre de fond en comble, je reposa mon regard sur Darius...
- M... Merci... Merci beaucoup.
Après ces brefs remerciements, Darius m'expliquait qu'il y avait une salle de bain dans la pièce à côté, avec une toilette, un évier, une baignoir, ... Je hochais de la tête au fure & à mesure que Darius m'expliquait. Il semblait trop jeune, trop jeune pour vouloir avoir un enfant, surtout de mon age. Vouloir avoir en une fois une fille de seize ans, c'est beaucoup. On pourrait dire que Darius n'avait que vingt ans...
- Au revoir & bonne nuit. Mon majordome s'occupera de toi la journée. Je suis très occupé, j'espère que tu m'excusera de mon absence demain.
Sur ces mots, Darius s'avançait vers la porte. Il m'avait fait sortir de mes rêveries. Je soupirait doucement & darius a fermé la porte une fois sortit. J'étais seule. Seule avec moi même dans cet maison immense, dans cet pièce étrangement silencieuse... Je me suis déshabillée & j'ai remis mon pyjama que j'avais dû enlever là tantôt en vitesse. J'ai éteint grande lampe après avoir allumé celle à mon petit chevet à côté de mon lit. Je me suis isntallée & une fois fait, j'ai éteint la petite lampe. M'installant confortablement dans cette nouvelle demeure que j'allais pouvoir découvrir demain dans la journée.